Lors du Festival Libal’Art, organisé le 29 mai 2026 au Musée National de la RDC, le troisième sujet du premier panel a été animé par M. Maliki Woudouwa, intervenant depuis le Bénin via Google Meet. Son intervention, intitulée « Médias, modernité et mariage : comment reconstruire une image authentique du mariage africain », a apporté une perspective essentielle sur le rôle des médias dans la transformation des rites matrimoniaux.

M. Woudouwa a mis en évidence l’influence croissante des réseaux sociaux, des films et des tendances médiatiques sur la perception du mariage africain. Selon lui, ces plateformes façonnent de nouvelles représentations qui, bien qu’innovantes, risquent parfois de dénaturer les valeurs profondes et les symboles traditionnels.
Il a insisté sur la nécessité de reconstruire une image authentique du mariage africain, en utilisant les médias comme outils de valorisation plutôt que de déformation. Pour M. Woudouwa, il est possible de concilier modernité et tradition, à condition que les contenus diffusés mettent en avant la richesse culturelle et la profondeur des rites.
Son intervention a résonné comme un appel à la responsabilité des communicateurs, des créateurs de contenus et des institutions culturelles. Il a souligné que les médias, loin d’être des menaces, peuvent devenir des alliés puissants pour préserver et promouvoir une vision fidèle du mariage coutumier africain.
En clôturant son exposé, M. Woudouwa a rappelé que l’avenir du mariage africain dépend aussi de la manière dont il est représenté et transmis dans l’espace public. Son message a renforcé l’idée que la culture vivante doit être défendue et adaptée, sans jamais perdre son authenticité.