Festival Libal’Art 2026 : Le Mariage coutumier et la culture africaine ont vécu au Musée National

Le Festival Libal’Art s’est tenu le 29 mai 2026 au Musée National de la RDC, de 13h00 à 20h00. Cet événement a marqué un temps fort de la scène culturelle congolaise, en mettant au centre des débats et des prestations artistiques le mariage coutumier africain, ses valeurs et ses mutations face à la modernité.

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Dans une ambiance solennelle et inclusive, chercheurs, communicateurs, artistes et public se sont retrouvés pour réfléchir ensemble sur l’amour, les traditions et l’avenir du mariage africain. Le festival a été conçu comme un espace de dialogue, de transmission et de célébration, où la culture vivante s’exprime à travers la parole et l’art.

Panels de réflexion

Lors du Festival Libal’Art du 29 mai 2026 au Musée National, deux panels riches en échanges ont permis d’explorer les enjeux du mariage coutumier africain face aux défis de la modernité et de l’inclusion.

Premier Panel : Mariage africain et modernité

Monsieur Junior Kasanda, Secrétaire Général de Millénium Afrikulture, a abordé le thème : Acculturation et perte des repères : comment les modèles étrangers redéfinissent le mariage africain. Cette intervention a posé le problème de l’influence des modèles importés, montrant les dérives liées à la copie, à la superficialité et à la perte de sens des rites traditionnels.

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Il a été suivi par M. Olivier Kakenge, Responsable de la communication de Millénium Afrikulture, qui a abordé le thème : Décoloniser l’amour : réhabiliter les valeurs profondes du mariage africain. Ce sujet a proposé un retour aux fondements culturels du mariage africain, tout en intégrant les apports positifs du progrès, afin de construire une vision équilibrée et authentique.

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Via Google Meet, depuis le Bénin, M. Maliki Woudouwa, qui y represente Millénium Afrikulture, s’est entretenu avec le public sous le thème : Médias, modernité et mariage : comment reconstruire une image authentique du mariage africain. Cette présentation a mis en lumière le rôle des réseaux sociaux, des films et des tendances médiatiques dans la transformation des rites, et la nécessité de préserver une image fidèle et respectueuse des traditions.

Deuxième Panel : La femme au cœur du mariage africain

Sous le thème : La femme dans le mariage africain : de symbole à actrice centrale, M. Jacquemin Mvilambani a discuté avec le public. Cette intervention a déconstruit la vision passive de la femme dans le mariage coutumier, pour la replacer comme actrice essentielle et moteur de l’union.

Cumulant ses deux thèmes, Dot, rites et symboles : revaloriser la femme sans la marchandiser et Femme, culture et modernité : construire un mariage africain qui respecte ses droits, M. Alain Bokoso, Directeur des études et planification Office National du Tourisme, a insisté sur la nécessité de préserver la valeur de la femme, tout en évitant les dérives liées à la marchandisation des rites et des symboles. Ses réflexions ont ouvert le débat sur les droits des femmes et l’avenir d’un mariage africain inclusif, respectueux et adapté aux réalités contemporaines.

Ces panels ont permis de croiser les regards, de poser les problématiques essentielles et d’ouvrir des pistes de réflexion pour un mariage africain qui reste fidèle à ses racines tout en s’adaptant aux évolutions de la société.

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Hervy Aigle le Spectaculaire fait vibrer les cérémonies coutumières de la RDC

La dimension artistique du Festival Libal’Art, tenu le 29 mai 2026 au Musée National, a offert au public un moment d’émotion et de communion. La scène s’est transformée en un véritable espace de transmission culturelle, où les arts vivants ont donné chair aux réflexions des panels.

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La prestation de Hervy Aigle le Spectaculaire et de son équipe a marqué les esprits. À travers danse, théâtre et mise en scène, ils ont retracé les pratiques coutumières en RDC lors des mariages, rappelant la force des rites et leur rôle dans la cohésion sociale. Les gestes symboliques, les rythmes des tambours et les récits incarnés ont plongé l’auditoire dans l’univers des traditions, offrant une immersion vibrante et authentique.

Ce spectacle a constitué une véritable célébration du mariage coutumier africain, où l’art a rejoint la réflexion pour donner au festival toute sa richesse. Entre modernité et héritage ancestral, la partie artistique a permis de montrer que la culture vivante n’est pas seulement mémoire, mais aussi avenir.

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Accessibilité et inclusion au Festival Libal’Art

Un élément marquant du Festival Libal’Art, tenu le 29 mai 2026 au Musée National, a été la présence d’interprètes en langue des signes. Leur rôle a permis aux personnes malentendantes et sourdes de suivre l’intégralité du programme, des panels de réflexion jusqu’aux prestations artistiques.

Cette initiative traduit la volonté des organisateurs de faire du festival un espace réellement inclusif, où chaque citoyen peut participer pleinement à la vie culturelle. L’interprétation gestuelle a garanti un accès égal aux débats sur le mariage coutumier africain, aux échanges sur la place de la femme et aux performances artistiques, renforçant ainsi la portée du message de Libal’Art : une culture vivante, ouverte et partagée.

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Les panels de réflexion et la partie artistique du Festival Libal’Art ont offert une complémentarité remarquable : d’un côté, la profondeur des débats sur l’acculturation, la place de la femme et l’avenir du mariage coutumier africain ; de l’autre, la puissance des arts vivants qui ont incarné ces réflexions sur scène.

Ce croisement entre la pensée et l’expression artistique a donné au festival toute sa richesse. Les intervenants ont posé les problématiques essentielles et ouvert des pistes de solutions, tandis que les artistes ont rappelé, par les gestes et les symboles, que la culture n’est pas seulement mémoire mais aussi avenir.

Le Festival Libal’Art s’est ainsi affirmé comme un espace de dialogue et de transmission, où le mariage coutumier africain retrouve sa profondeur et son authenticité, tout en s’adaptant aux réalités contemporaines. Une édition qui a marqué les esprits et qui ouvre déjà la voie vers de nouvelles perspectives pour les prochaines rencontres.

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