Festival Libal’Art 2026 : La Femme n’est pas un instrument mais une actrice dans le mariage coutumier (Alain Bokoso)

Lors du Festival Libal’Art, organisé le 29 mai 2026 au Musée National de la RDC, l’intervention de M. Alain Bokoso, Directeur des études et planification à l’Office National du Tourisme, a marqué le deuxième panel consacré à la place de la femme dans le mariage coutumier africain.

img 20260602 wa0391

Son premier exposé, intitulé « Dot, rites et symboles : revaloriser la femme sans la marchandiser », a mis en lumière les dérives liées à la perception de la dot et des rites comme une transaction commerciale. M. Bokoso a insisté sur la nécessité de préserver la valeur symbolique de ces pratiques, qui doivent honorer la femme et renforcer les liens familiaux, plutôt que la réduire à un objet d’échange.

Dans sa seconde intervention, « Femme, culture et modernité : construire un mariage africain qui respecte ses droits », il a ouvert une réflexion sur l’avenir du mariage coutumier. Pour lui, la modernité ne doit pas effacer les traditions, mais les adapter afin de garantir l’égalité et le respect des droits des femmes. Il a souligné que l’inclusion et la dignité féminine sont des conditions essentielles pour bâtir un mariage africain authentique et durable.

À travers ses propos, M. Bokoso a rappelé que la femme n’est pas seulement un symbole dans le mariage coutumier, mais une actrice centrale dont la voix et les droits doivent être pleinement reconnus. Sa double intervention a donné une profondeur particulière au panel, en liant la tradition aux exigences contemporaines de justice et d’équité.

Son message a résonné comme un appel à transformer le mariage africain en une institution vivante, respectueuse des valeurs ancestrales mais aussi des droits humains, confirmant l’esprit inclusif et progressiste du Festival Libal’Art.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *