
Dans une tribune remarquée, Aurélien Taché et Pierre Masquart lancent un appel audacieux : » Créons une Académie francophone à Kinshasa ! » Une proposition qui repose sur une réalité souvent oubliée : aujourd’hui, le français vit, se transforme et grandit surtout en Afrique.
Avec environ 321 millions de locuteurs, et peut-être le double d’ici 2050, la langue française ne recule pas. Elle se parle désormais davantage à Kinshasa, ou qu’au cœur de nombreuses métropoles européennes. Pour les auteurs, installer une Académie francophone dans la capitale de la RDC serait un geste logique : placer l’institution là où bat réellement le cœur démographique de la francophonie.
Cette vision rejoint l’engagement de l’organisation culturelle MILLENIUM AFRIKULTURE, qui, à travers son programme TOFAUTI LAND, promeut la diversité culturelle, le développement communautaire et l’inclusion linguistique.

L’initiative souligne notamment l’importance du français dans les dynamiques culturelles et éducatives en RDC, y compris dans son interaction avec la langue des signes congolaise.
Pour MILLENIUM, cette Académie pourrait aussi ouvrir de nouvelles perspectives : renforcer l’apprentissage du français auprès de la communauté sourde congolaise, estimée à près de 2,5 % de la population, et encourager la création d’écoles de traduction et d’interprétation entre le français et les langues locales minoritaires, comme le tabwa.
MILLENIUM AFRIKULTURE plaide également pour la création d’une école de traduction et d’interprétation, reliant le français aux langues locales souvent marginalisées afin de connecter la francophonie aux réalités linguistiques africaines.
Dans cette dynamique, l’Académie francophone de Kinshasa pourrait devenir une opportunité des projets innovants pour les membres de MILLENIUM AFRIKULTURE du pôle central avec des antennes régionales, notamment à Antananarivo et à Brazzaville.
Une telle architecture permettrait de renforcer les échanges culturels, scientifiques et éducatifs entre les espaces francophones de l’Afrique et de l’océan Indien.
Ronsard KASANZA KASHALA