Le Festival Libal’Art, organisé le 29 mai 2026 au Musée National de la RDC, a été marqué par des échanges riches autour du mariage coutumier africain. Parmi les voix qui ont retenu l’attention, celle de M. Olivier Kakenge, Responsable de la communication de Millénium Afrikulture, s’est distinguée par une réflexion profonde et équilibrée.

Son intervention, intitulée « Décoloniser l’amour : réhabiliter les valeurs profondes du mariage africain », a proposé un retour aux fondements culturels du mariage africain, tout en reconnaissant les apports positifs de la modernité. Olivier Kakenge a insisté sur la nécessité de préserver l’authenticité des rites, de redonner sens aux symboles et de replacer l’union dans sa dimension communautaire et spirituelle.
À travers ses propos, il a montré que le mariage africain ne doit pas être perçu comme une pratique figée, mais comme une institution vivante, capable de s’adapter aux évolutions sociales sans perdre son essence. Il a souligné que la véritable décolonisation de l’amour passe par la réappropriation des valeurs ancestrales, tout en intégrant les avancées qui favorisent l’égalité et le respect mutuel.

Son discours a résonné comme un appel à la responsabilité collective : celle de reconstruire une image du mariage africain qui soit fidèle à ses racines, mais ouverte aux réalités contemporaines. En plaçant l’amour au centre, Olivier Kakenge a rappelé que le mariage coutumier est avant tout une alliance de valeurs, de familles et de communautés.
Cette intervention a marqué le public par sa clarté et sa pertinence, confirmant le rôle du Festival Libal’Art comme un espace de dialogue où tradition et modernité se rencontrent pour bâtir une culture vivante et inclusive.
